NOUVEAU !
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Lycée international Alexandre Dumas
Extension et restructuration du Lycée International Alexandre Dumas | Batiment F’
Ben Aknoun, Alger.
Maîtrise d'ouvrage
AEFE Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger
Maîtrise d'oeuvre
Co-conception Atelier Messaoudi Architectes et Terreneuve Architectes.
BET : OTE Ingénierie TCE et économiste I HQE : Nobatek I Paysagiste : Armelle Claude,
Situé sur les hauteurs d’Alger, le Lycée international Alexandre Dumas est un ensemble composé de plusieurs bâtiments insérés dans un cadre végétal agréable. L’intervention consiste à créer une extension en harmonie visuelle et fonctionnelle avec l’environnement bâti et naturel existant afin de répondre à l’évolution des besoins de l’établissement.
Le projet comporte un important programme de déconstruction/reconstruction au sein du Lycée international Alexandre Dumas, à Alger. Il comprend:
la démolition des bâtiments existants E, F et H ;
la construction des bâtiments neufs E’, F’ et H’ ;
la restructuration des bâtiments existants A, B et D.
Implantation
L’implantation des bâtiments neufs s’inscrit dans la continuité de l’existant, avec pour objectif de recomposer un ensemble cohérent organisé autour des cours du collège et du lycée, aux proportions rééquilibrées.
Ces deux cours, clairement identifiées et distinctes, restent néanmoins en relation l’une avec l’autre. D’une superficie d’environ 3 000 m² chacune, elles associent surfaces minérales et espaces végétalisés et disposent chacune d’un préau. Pensées comme de véritables espaces de vie, elles constituent des lieux de rencontre, de circulation et d’expression pour les élèves.
Avec une superficie d’environ 2 100 m², le bâtiment F’ constitue le plus important des bâtiments neufs. Il remplace l’ancien bâtiment F, aujourd'hui démoli, et s’insère entre la cour du lycée au nord, et la cour du collège au sud, assurant ainsi une articulation claire entre les deux espaces.
Programme du batiment F’
Le rez-de-chaussée : restauration
Le rez-de-chaussée accueille la restauration de l’ensemble de l’établissement.
La cuisine collective, d’une superficie de 780 m², constitue le pôle de production des repas. La salle à manger se développe sur 865 m² et accueille les collégiens, les lycéens, les commensaux et le personnel dans un espace commun ouvert sur son environnement. Elle est implantée à l’angle des façades nord-ouest et sud-ouest, toutes deux largement vitrées en murs-rideaux.
Un préau de 230 m² et une coursive de 150 m² s’interposent devant ces vitrages. Ces espaces intermédiaires protègent la salle du rayonnement solaire direct tout en permettant un apport généreux de lumière naturelle. Le préau offre également aux élèves un espace abrité d’attente et de regroupement.
L’étage : le pôle scientifique
L’étage réunit onze salles de travaux pratiques — six de physique-chimie, cinq de SVT — et leurs dépendances : deux salles de préparation et de collections, une salle de travail et de documentation et un dépôt pédagogique.
Les salles sont disposées autour de deux patios centraux de 200 m² chacun ; une coursive de 150 m² dessert l’ensemble.
Les patios permettent d’amener la lumière naturelle au centre d’un plan large. Ils permettent la double orientation de la majorité des salles, favorisant l’éclairage naturel et la ventilation traversante.
La toiture technique
La toiture reçoit les équipements du bâtiment : centrales de traitement d’air, extracteurs de la cuisine et de la salle à manger, extracteurs des sorbonnes des salles de travaux pratiques.
Ils sont regroupés dans trois édicules fermés par des murs en claustras. Le claustra masque les machines depuis les cours et depuis les bâtiments voisins, et ventile les locaux qui les abritent.
Le confort sans climatisation
Les salles ne sont pas climatisées. Le confort d’été est obtenu par des moyens passifs, sur trois volets : inertie du volume, ventilation, protection solaire.
La ventilation naturelle est continue et réglable :
chaque salle dispose d’une ventilation basse et d’une ventilation haute. La ventilation basse est assurée par un claustra en façade doublé d’un panneau coulissant en bois. La ventilation haute passe par des jalousies en verre placées au-dessus des portes.
En agissant sur l’ouverture de ces deux organes, on adapte le régime à la saison : renouvellement d’air hygiénique en période occupée, ventilation nocturne en été pour décharger l’inertie du bâtiment avant la journée suivante. Les ouvrants de façade complètent le dispositif. La ventilation est traversante partout où c’est possible, de façon à valoriser les vents dominants.
L’inertie est renforcée : les murs de façade sont des doubles murs en brique avec isolation centrale en laine minérale de 10 cm. La toiture-terrasse reçoit 20 cm d’isolant. Les menuiseries sont en aluminium à double vitrage.
Les protections solaires sont fixes et mobiles : le préau et les coursives devant les vitrages, et les brise-soleil sur les ouvertures de la façade sud-est.
Les stores mobiles complètent le dispositif, et leur position suit l’état de la façade. Quand la façade n’est pas protégée, les stores sont extérieurs : le rayonnement doit être arrêté avant d’atteindre le vitrage. Là où une protection fixe l’arrête déjà, les stores sont intérieurs : ils modulent la lumière plutôt que le rayonnement.
Les choix architecturaux visent à limiter le recours aux dispositifs techniques et donc à réduire les consommations énergétiques et les besoins d’entretien. Il s’agit d’une architecture résolument méditerranéenne où le climat est maîtrisé par la morphologie même du bâtiment, avant de recourir à des solutions mécaniques.
PLAN DU REZ-DE-CHAUSSÉE GÉNÉRAL
PLAN DU R+1 GÉNÉRAL